Histoire de Génération Ecologie

Source : Wikipedia

Génération écologie (GE) est un mouvement politique écologiste français fondé en 1991 par Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo, Yves Piétrasanta, Noël Mamère ainsi que d'autres personnalités.

Histoire

Dans la foulée du mandat ministériel de Brice Lalonde, le mouvement Génération écologie se constitue avec les militants écologistes issus pour beaucoup des Amis de la Terre. Il est créé à l'initiative de François Mitterrand pour concurrencer Les Verts avant les élections régionales de 1992.

Aux élections régionales de 1992, Génération écologie recueille 7,1 % des suffrages exprimés (104 élus), tandis que son concurrent Les Verts recueille 6,8 % des suffrages (105 élus)3. Dans le cadre de l'Entente des écologistes, qui présente des candidats communs issus de GE et des Verts, les écologistes obtiennent plus de 11 % des voix aux élections législatives de 1993 mais aucun élu.

En 1994, au congrès de Laval, Brice Lalonde est réélu président4. Génération écologie décide de ne pas passer d'accord électoral, contrairement aux Verts qui, à leur assemblée générale de Lille l'année précédente, ont décidé de la possibilité de passer des accords électoraux avec la gauche. C'est à cette époque que Noël Mamère, Yves Piétrasanta et Harlem Désir, ainsi que près d'un tiers des délégués, quittent Génération écologie5,6. Le mouvement glisse alors vers la droite7.

Après avoir constaté la défection de Jacques Delors, le conseil national de Génération écologie réuni à Paris appelle à voter pour Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, avant de signer un accord avec Démocratie libérale en 1998.

Réélu président au congrès de Lille de 1997 puis à celui de Toulouse en 2000, Brice Lalonde poursuit ses accords avec Démocratie libérale tout en affirmant sa volonté de regrouper les écologistes « non Verts ».

Les élections municipales de 2001 confirment un certain ancrage local de Génération écologie, qui obtient environ 150 élus municipaux, en partie dans les grandes villes. Mais les législatives de 2002 sont un échec. Brice Lalonde démissionne alors de la présidence et le congrès extraordinaire de Marseille élit France Gamerre, adjointe au maire de Marseille, chargée des affaires maritimes, comme présidente de Génération écologie. Le parti change alors d'appellation pour Génération écologie-Les Bleus. Le principe d’un partenariat avec la majorité présidentielle de droite est admis, mais Génération écologie ne sera jamais associée à cette majorité nationale, de quelque manière que ce soit.

C'est dans ces conditions que Génération écologie présente des listes indépendantes (mais ouvertes à des associations) aux élections régionales, en Île-de-France et en Normandie. En Haute-Normandie la liste de Génération écologie obtient 4,17 %. Les élections cantonales, avec une moyenne nationale de 4,5 %, confirment ce score.

Réélue à la tête du parti en 2005, France Gamerre s'attache à mettre en œuvre une politique de coordination avec les autres partis écologistes8. C'est sous son impulsion qu'un accord est trouvé pour les législatives de 2007 avec le MEI, le MHAN et Le Trèfle - Les nouveaux écologistes. Le bureau national décide de supprimer l'appellation « Les Bleus » associée au nom du parti qui redevient donc « Génération écologie ». France Gamerre annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 20079,10, mais ne parvient pas à réunir les signatures nécessaires (d'après ses déclarations elle aurait récolté 466 signatures sur les 500 exigées par la loi).

En 2008, Génération écologie tient sa 8e convention nationale et Jean Noël Debroise succède à France Gamerre à la présidence du mouvement, cette dernière ne se représentant pas conformément au principe de limitation des mandats que prône le parti11.

En 2009, Génération écologie se réunit avec le MEI et France en Action, pour former l'Alliance écologiste indépendante, alliance qui présente des listes aux élections européennes de 200912. Le porte-parole national est Francis Lalanne, également tête de liste dans la circonscription du sud-est13.

En 2011, Yves Piétrasanta, revenu dans le parti, est élu président de Génération écologie, lors de sa 9e convention nationale14,15.

Au terme d’un vaste débat sur l’avenir et les objectifs de l’écologie politique, les délégués du mouvement ont, en effet, adopté la ligne politique pour les trois années en déclarant vouloir positionner Génération écologie comme le parti du XXIe siècle, celui du développement durable. Au cours d'une rencontre avec Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) et candidat aux primaires du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, Yves Piétrasanta annonce la création d'un « pôle radical et écologiste » basé sur les « valeurs sociales, humanistes, républicaines, écologistes et européennes ». En décembre 2011, le parti annonce la signature de statuts avec le Parti radical de gauche mettant sur place un « Pôle radical et écologiste »16.

Le Pôle se fédèrera de manière significative en septembre 2014.

Yves Piétrasanta sera réélu lors de la XXè Convention nationale du parti à Montpellier le 29 novembre 2014.

Liste des présidents

Résultats électoraux

  • En 1992, Génération écologie seul recueille 7,2 % de suffrages aux élections régionales (108 élus), un résultat équivalent à celui des listes vertes. Les candidats communs de Génération écologie et des Verts recueillent 11 % aux élections législatives de 1993.
  • Aux élections municipales de 2001, Génération écologie obtient environ 150 élus municipaux, en partie dans les grandes villes.
  • Aux élections régionales de 2004, en Haute-Normandie, la liste de GE obtient 4,17 %. En Île-de-France, la liste « De l'oxygène pour l'Île-de-France » obtient 2,51 % des suffrages. Les candidats aux élections cantonales sous la bannière de Génération écologie obtiennent, quant à eux, une moyenne de 4,5 %.
  • En 2007, malgré l'accord signé avec deux autres partis se réclamant de l'écologie, Génération écologie ne remporte que 1,06 % des voix
  • En 2008, le mouvement présente des candidats aux élections municipales et cantonales et obtient une centaine d'élus.
  • Depuis, Génération Ecologie a conservé une soixantaine d'élus dans les conseils régionaux (dont plusieurs vice-présidences) et dans les conseils municipaux.
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